( Ceci est destiné à tous mes gens que je connais, même peu. )
Voilà, ça touche à sa fin. L'adolescence, l'insouciance, le jeune age ou l'on se construit, où l'on se transforme, ou l'on commence à exister en tant que personne et non plus à l'intérieur d'une famille. Certains partens ici et là, les autres non, ils leur restent encore pas mal de choses à accomplir. Mais pour nous, c'est le terminus. Quand ce sera finit, dans trois ans, quatre voir même dix. On se réveillera un matin, avec une famille, une femme et pourquoi pas des enfants et l'on ne songera plus vraiment à tout ça. Pourtant cette époque de notre vie fut plutôt cruciale, c'est ici ou l'on commence à nouer des liens avec les gens, où l'on grandit. Ce fut ici ou l'on a tissé nos premières histoires d'amour. Là ou tout s'est déterminé. Là ou chaque personne nous a apporté un petit plus qui a fait de nous ce que nous seront plus tard. Lorsque l'on se croisera dans la rue, on laissera échapper un regard curieux, en se demandant " Je ne l'ai pas déjà vu quelque part ? " puis vaguement occupé à autre chose, on n'y prêtera pas plus d'attention, pensant que c'est la personne qui était devant nous à la caisse du supermarché la semaine dernière, ou qui nous tenu la porte à la sortie d'une quelconque boutique. Pour les plus chanceux, ils se reconnaitront, car ils n'auront pas changé. Ils discuteront quelques instant de ce qu'ils sont devenu puis de la pluie et du beau temps. Ensuite, rien. C'est celà qui est dramatique, les personne qui ont le plus compté lorsque l'on se construisait disparaitront au fil du temps. Quand on les appellera, ils seront content, juste un peu plus long à nous donner des nouvelles. Les responsabilités auront fait de nous quelqu'un d'occupé, toujours à se concentrer sur ce qui est urgent à faire, surement quelques objectifs matériels. Evidemment, on gardera le contact avec, disons, deux pourcents de nos connaissances d'enfance. Mais les quatre vingt dix-huit autres s'enfouiront au plus profond de nos mémoires.
J'écris ceci pour toutes les personnes qui ont compté dans mon début de vie, même quelques jours, même si c'était simplement une discussion autour d'un feu de camp, même une relation de plusieurs mois, ou des amis de longue date ça n'a pas d'importance. Du moment qu'elles sont entré à un moment ou à un autre par ici, même si c'était pour repartir tard dans la nuit sans se retourner. Ces personnes là, ne s'oublie pas vraiment. Lorsque l'on se concentrera, on retrouvera des tas de souvenirs en pagaille que l'on pensait oublié. Et c'est là que l'on se dira " Wahou, quelle belle époque ! " on transmettra cette sagesse en leur disant de profiter de leur jeunesse, car c'est unique.
Merci à tous et à toute, pour tout. Aux ami(e)s de primaire (les plus ancien(ne)s), aux ami(e)s du collège ( les plus solides), aux ami(e)s du lycée ( les plus fragiles), aux anciens amours, aux anciennes petites amies, aux cousines, aux voisins, aux ami(e)s rencontré(e)s ailleurs.